Réécrire l’histoire québécoise par fidélité envers la civilisation occidentale

Peut-on se dire nationaliste sans vandaliser l’histoire de sa propre nation?

Il semblerait bien que non, comme le chef du Parti québécois nous l’a rappelé il y a quelque temps avec cette citation qui a bien tourné sur les réseaux sociaux : « nous ne sommes pas issus d’une domination coloniale sur d’autres nations et nous n’avons pas vraiment de passé conflictuel ».1

Rien de neuf ici, le mythe fondateur de la nation québécoise baigne dans le révisionnisme historique depuis des lustres. Notamment puisqu’il est électoralement efficace de se réapproprier le statut de victime vis-à-vis du fédéral, en particulier pour ces gens qui ont érigé Ottawa comme la source de tous nos tourments et la cause de notre future disparition.

Paul St-Pierre Plamondon, c’est le même qui avait dénoncé le « biais idéologique » de la coroner, dans l’enquête sur la mort de Joyce Echaquan, pour avoir osé parler de racisme systémique. Et lui et son équipe étaient bien silencieux cet été, pendant que des blocages routiers étaient érigés par plusieurs communautés autochtones afin de contester l’indéfendable réforme du régime forestier.

Le chef péquiste a beau dire que le « destin nous appelle », lorsqu’il invisibilise délibérément l’existence des Premières Nations, le récit qu’il nous offre s’inscrit surtout dans la même trajectoire coloniale d’antan.2

Est-ce dire que notre destin serait de répéter les mêmes erreurs que nos ancêtres, l’appel de la race cédant le pas à l’appel de la Nation? J’en doute, et ce, même si on admet une définition ethnique pour cette dernière. En fait, je crois plutôt que le narratif nationaliste est au service de la civilisation occidentale.

C’est-à-dire, la même logique ethnocentrique qui a servi de justification pour la colonisation des Amériques. Avec cette hypothèse en tête, nous pouvons plus facilement comprendre d’autres aspects du nationalisme contemporain, tel que l’alignement géopolitique avec l’empire au sud ou la prépondérance de l’islamophobie.

Mais je m’avance, car il faut commencer par restituer ces pans entiers de notre histoire, qui offusquent tant nos braves patriotes.

Quelques rappels de base

Soyons clairs : nous sommes issues d’une domination coloniale, celle imposée par la France sur les Amériques. Et nous avons absolument un passé conflictuel avec les peuples autochtones, la colonisation étant intrinsèquement un processus de dépossession. Un empire, ça ne demande jamais la permission, ça prend de force, de surcroît lorsqu’il représente une civilisation dite supérieure face à une population perçue comme inférieure.

Si le régime des pensionnats fut effectivement une création du palier fédéral, notre province, son administration et ses institutions religieuses ont elles aussi activement contribué au processus génocidaire. D’ailleurs, l’évangélisation et l’assimilation, cela faisait partie intégrante du programme de la Nouvelle-France.

Faut-il aussi rappeler l’existence du ministère de la colonisation, en activité de 1888 à 1973? Ce n’est pas une décision d’Ottawa qui a mené à la création de ce dernier…

Et qu’importe qu’il y ait un ministère ou pas, nos ancêtres poursuivaient la colonisation, pardon, le « débordement spontané des vieilles paroisses vers les terres neuves ». Pourvu que le curé soit de la partie, comme l’explique ce manuel scolaire paru en 1970.

Extrait du manuel scolaire intitulé 'Canada-Québec, synthèse historique', paru en 1970
« À la fin du XIXe siècle, la plupart des régions éloignées sont ouverte à la civilisation. » Extrait du manuel scolaire intitulé Canada-Québec, synthèse historique, paru en 1970 (page 447).

Puis, quand Duplessis invitait le capital états-unien à exploiter les ressources minières du Nouveau-Québec, vous pensez qu’il a consulté les Premières Nations? Une manne financière galamment offerte aux oligarques états-uniens, c’est comme cela qu’on aime sa nation, mesdames et messieurs!

Du reste, je laisse l’auteur wendat Jocelyn Sioui mettre les points sur les i :

Il faut ajouter que le Québec a très bien su profiter de la Loi sur les Indiens pour étendre sa domination.

D’ailleurs, c’est pendant les années 1970 que les Attikameks ont été forcés d’apprendre le français, entre autres, sous le gouvernement de René Lévesque. Le français, cette langue coloniale, met en péril langue, culture et savoir attikamek, une culture millénaire, faut-il le rappeler.

Durant presque tout le XXe siècle, nos peuples ont été déplacés, ignorés, bafoués, violentés pour permettre au Québec de se développer. Et non, ce n’était pas à cause du fédéral et du Canada anglais.

Bref, il est faux et franchement odieux d’affirmer que le peuple canadien-français a subi la domination britannique à un niveau comparable à celui des peuples autochtones, comme le prétend le chef du Parti québécois. On peut être un citoyen de seconde classe et participer à un génocide, aucune contradiction là.

Maintenant, il faut s’intéresser au début de la colonisation, car la ténacité du mythe a quelque chose à voir avec la conception que l’on se fait de cette époque.

Samuel de Champlain, ce grand humaniste…

À la source de cette mythologie, il y a l’idée que la colonisation de la Nouvelle-France fut différente des autres aventures coloniales européennes. Plus conciliante et respectueuse des habitant·es de ce majestueux continent.

C’est une fiction : les puissances coloniales ont toutes suivi la même ligne de conduite, menant à la prise de contrôle et l’exploitation de ces nouveaux territoires, selon la logique mercantile que nous avons toutes et tous appris·es à l’école.

Ceci étant dit, l’implémentation va différer selon les régions et leurs potentiels économiques respectifs. Dans les zones de climat tropical, à fort potentiel agricole, des plantations sont rapidement établies. La population autochtone est fréquemment réduite en esclavage, puis remplacée par l’apport d’esclaves transporté·es de force de l’Afrique.

La couronne française aurait fait peu ou prou la même chose à ce qui allait devenir le Québec et le Canada, si nos interminables arpents de neige ne l’avaient pas découragée.

Hélas, le tabac et la canne à sucre ne poussent pas dans le Nitassinan, il fallait donc faire avec ce qu’il y avait en abondance et dont l’Europe raffolait alors : les fourrures.

Ce sont évidemment ces gens qui arpentaient d’ores et déjà l’Amérique qui chassaient et traitaient cette matière première. Il aurait été bien contre-productif de tuer la main-d’œuvre qui fournit la seule richesse (disponible) de ce pays au climat impitoyable.

La monarchie britannique et ses agents étaient évidemment arrivés à la même conclusion et c’est pour cela qu’avant et après la conquête, elle a aussi noué un ensemble d’alliances avec les Premières Nations, afin de garantir l’accès à la ressource. Pensez à la Compagnie de la Baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest.

Éventuellement, la traite des fourrures s’est essoufflée, l’autochtone est devenu un obstacle au développement économique du territoire : c’est le conflit avec les Métis et le début des réserves. Les agissements de l’empire français, ailleurs dans le monde, nous confirment qu’il aurait agi d’une manière similaire.

Comme de fait, saviez-vous que la France de Napoléon avait envisagé d’exterminer les populations d’esclaves révolté·es en terre d’Haïti? Ses défaites militaires, aux mains de l’armée indigène et au rythme d’une marseillaise créolisée, ont mis fin à ces ambitions.3 On pourrait aussi penser aux colonnes infernales en Algérie et ses enfumades, probablement les premières chambres à gaz de l’histoire.

L’essentiel, c’est de remettre la colonisation du fleuve Saint-Laurent dans le contexte de l’époque : Champlain ne s’est pas comporté comme Colomb ou Cortés, car les circonstances et les opportunités économiques à sa portée étaient radicalement différentes.

Était-il moins crapuleux que ces deux sanguinaires conquistadors? Peut-être. Il est vrai qu’il a écrit dans son journal avoir été troublé par le niveau de violence de l’empire espagnol, qu’il aurait vu de ses propres yeux lors d’un voyage dans les Caraïbes.

Sauf que ses états d’esprit et ses opinions, aussi nobles qu’elles aient pu être (il y a des historien·nes qui ont poussé le bouchon au point de le qualifier d’humaniste…) ne change en rien le fait qu’il était le représentant et l’exécutant d’un empire européen et qu’il agissait donc pour la gloire et le profit de la mère patrie.4 Les intérêts des peuples alliés n’ont jamais réellement pesé dans la balance.

La part de mythologie ici, ce n’est pas les alliances ou le métissage, c’est le fait d’invisibiliser les rapports de force et le système économique dans lequel la colonisation s’est produite.

Le Québec n’est pas Cuba ni l’Algérie

La citation est de Pierre Trudeau et elle répond à la question suivante : le peuple canadien-français a-t-il été colonisé? Plusieurs dans le camp souverainiste affirment que oui. L’idée est loin d’être nouvelle et elle a fait couler beaucoup d’encre depuis les années 60.

Celles et ceux qui s’opposent à cette interprétation, comme le père de l’autre, font valoir avec justesse que le niveau de répression vécu par l’Amérique francophone n’a rien à voir avec ce que les peuples colonisés d’Afrique et d’Asie ont pu subir (exception faite pour le nettoyage ethnique de l’Acadie).

La comparaison est plus aisément établie avec le cas de l’Irlande, population conquise par la même puissance, avec laquelle nous partageons un héritage religieux. Sauf qu’au-delà de la surface, les circonstances changent substantiellement : la conquête de l’Irlande est un processus d’une grande brutalité qui s’étend sur des siècles. Alors que la Nouvelle-France tombe dans le giron de l’Empire britannique pratiquement par accident. Et point d’Acte de Québec pour le peuple irlandais.

Ce n’est pas minimiser la discrimination subie par les francophones et les catholiques au Canada que de souligner la barbarie du régime britannique en Irlande, qui fut essentiellement le laboratoire des techniques coloniales que l’empire allait ensuite déployer ailleurs dans le monde. À ce titre, la grande famine irlandaise du 19e siècle est à mettre en parallèle avec celle du Bengale (en 1943 et avec des estimations plaçant le nombre de victimes jusqu’à 3,8 millions de morts), deux moments où la métropole a priorisé ses intérêts, au détriment des populations locales.

Ajoutez à cela la guerre civile, le conflit nord-irlandais, Bloody sunday, les murs divisant toujours la ville de Belfast et vous obtenez un calvaire d’un tout autre ordre que celui des populations canadiennes-françaises.

Existe-t-il une fête, dans le Canada anglophone, où les gens brûlent des drapeaux québécois (ou fransaskois ou acadien)?

Notez que ce sont des drapeaux irlandais ET palestiniens qui sont brûlés. Voici le lien vers le vidéo.

D’ailleurs la comparaison est doublement boiteuse, puisque la république d’Irlande est un allié de longue date de la Palestine et que nous sommes, province comme pays, complice du génocide perpétré par l’État israélien à Gaza.

Faut-il avoir vécu l’oppression coloniale pour voir clair sur la Palestine? En tout cas, la corrélation est indéniable.

Le petit, petit Québec

Justement, Francis Dupuis-Déri nous rappelait récemment qu’il y a déjà eu une bonne dose d’internationalisme au sein du mouvement nationaliste québécois. L’absence de toute forme de solidarité internationale et l’alignement stratégique sur l’empire au sud, ça n’allait pas de soi, mais voilà où nous mènent toutes ces belles manœuvres électoralistes.

Sauf que c’est plus compliqué que ça. Le révisionnisme historique et le retour de l’ethnonationalisme : tout ceci s’inscrit à merveille dans le narratif du choc des civilisations.

Il y aurait beaucoup à dire sur cette théorie. Résumons en disant que, selon cette idée, l’humanité est réduite à un ensemble de cultures / civilisations immuables, vouées à s’affronter non pas sur des bases idéologiques (comme pendant la guerre froide), mais plutôt pour cause de différentes affinités culturelles ou religieuses.

La carte du monde des civilisations, selon Samuel Huntington
Bleu foncé = Occident, bleu pâle = civilisation orthodoxe, vert = le monde musulman, mauve = Amérique latine, rouge = civilisation chinoise, orange = civilisation hindoue, rose = Japon, gris = civilisation africaine... L'Amérique latine est souvent distinguée de l'Occident au niveau géopolitique (notamment puisqu'elle ne fait pas partie de l'OTAN) mais si l’on parle d'héritage culturel et religieux, c'est curieux de les exclure. Pour se limiter à une seule critique. Image trouvée sur reddit.

Primo, ce récit en est un qui évacue largement toute considération matérielle, à l’instar du mythe fondateur comme du narratif nationaliste contemporain, qui délaisse typiquement les enjeux impactant le bien-être de la population.

Deuxièmement, cette vision très essentialiste (l’individu est réduit à une identité unidimensionnelle, rigide et statique) implique bien souvent une large emphase sur l’unité culturelle de l’État-nation, ce qui colle assez bien à la rhétorique de la droite nationaliste. Samuel Huntington, l’homme qui a écrit le bouquin donnant son nom au choc des civilisations, est d’ailleurs très clair : en évoquant le contexte états-unien, il explique que le danger pour la civilisation occidentale est celui de l’immigration et du multiculturalisme.5

Si notre classe politique ne revendique pas explicitement l’héritage occidental, l’intellectuel le plus en vogue du Québec contemporain ne s’y gêne pas. Le grand messie du mouvement nationaliste, Mathieu Bock-Côté, nous expliquait effectivement il y a plusieurs années que « le christianisme a laissé une empreinte profonde sur la civilisation occidentale. Et le peuple québécois appartient à la civilisation occidentale. Mieux vaut l’assumer ».

Un extrait de la thèse de doctorat de Mathieu Bock-Côté
Cet extrait de la thèse de doctorat de Mathieu Bock-Côté me semble assez bien résumer ses obsessions (page 244).

Qu’est-ce qu’il entend par ceci? J’ai déjà écrit sur le profond mépris qu’il exhibe pour la communauté musulmane, adversaire civilisationnel par excellence, qu’il dépeint comme une menace existentielle pour l’Occident (leurs communautés étant présentées comme « des enclaves étrangères, qui se vivent aussi comme des têtes de pont de l’islamisme qui entend soumettre un jour l’Occident »).

Logiquement, il suit que la diversité en elle-même est source de tension pour cet homme qui évoquait récemment « la question raciale ». C’est que, selon ce célèbre « sociologue » québécois, les sociétés qui seraient « trop hétérogènes » aboutissent inéluctablement à des situations de guerres civiles (c’est ainsi qu’il perçoit les émeutes racistes au Royaume-Uni ou les manifestations anti-ICE).6

Mathieu assimile d’ailleurs l’immigration à une forme de « contre-colonisation » ou de « reconquista hispanique » (en référence au contexte californien). Des propos qui ne sont pas sans rappeler ceux du bras droit de Trump, Stephen Miller.

Et quand il invente un « suicide démographique », une autre de ses obsessions, vous pensez qu’il a autre chose que les « pure laines » en tête? Le nativisme main dans la main avec le natalisme, grosse surprise…

Petite parenthèse pour signaler que cette obsession pour la civilisation occidentale est assez commune chez les oligarques de la tech que sont Elon Musk, Peter Thiel et Larry Ellison. Des personnages immensément puissants, pour lesquels le penseur nationaliste n’a pas la moindre critique (quand il n’accourt pas à leur défense, du moins, dans le cas d’Elon).7

Finalement, quelle place pour les autochtones, dans la vision de Mathieu? Absolument aucune. Et c’est précisément mon argument : le choc des civilisations, c’est une manière de reprendre le narratif colonial et de l’adapter pour le XXIe siècle.

Je me souviens de ce dont je veux bien me souvenir

Ce n’est pas bien compliqué : dans les Amériques, il y a deux trajectoires identitaires possibles. Soit on brise avec le statu quo colonial ou soit on continue de mutiler notre histoire pour mieux garder le même cap écocidaire et liberticide.

On peut continuer de soutenir l’impérialisme occidental et rester de marbre face à la mise à mort du droit international. Où l’on peut commencer à concevoir que, province ou pays, nous ne sommes pas obligé·es d’adopter leur mentalité digne des croisades, au moment précis où nos deux alliés, accessoirement des régimes en pleine fascisation, balancent des bombes sur l’Iran.

Qu’importe, la droite nationaliste a fait son choix.

Elle a choisi d’accepter en son sein des gens qui minimisent ou nient ouvertement la réalité du génocide autochtone.8

Elle a choisi d’effacer de notre histoire la guerre du saumon et la crise d’Oka.

Elle a choisi d’aligner ses intérêts stratégiques sur un régime qui utilise des références néonazies dans ses campagnes de recrutement, comme elle a choisi le mutisme quand il est révélé que le joyau québécois GardaWorld a des contrats avec ICE.9

Et donc, à cette personne qui se demandait récemment, dans les pages du Devoir, quelle est la place du Québec dans l’Amérique de Bad Bunny?

De toute évidence, notre place est aux côtés des suprémacistes blancs qui emprisonnent des enfants dans des cages.

Vous n’avez pas entendu? Notre destin nous appelle.



  1. L’activiste Emily Fleming-Dubuc a partagé sa réaction à cette citation proprement lunaire, vers la fin janvier. Plusieurs autres vont saisir l’occasion et y ajouter leurs réactions. Comme elle l’écrit dans la description, le propos date en fait du 6 novembre 2025, voici un lien vers le discours↩︎

  2. PSPP semble affectionner la notion de destin, il y fait référence assez souvent. En voici un exemple, lors du discours de clôture du congrès péquiste, en fin janvier 2026. ↩︎

  3. Tel que décrit dans L’armée indigène, de Jean-Pierre Le Glaunec. ↩︎

  4. Je n’ai pas eu le temps de creuser à fond la question, je crois que l’idée d’un Samuel de Champlain humaniste a quelque chose à voir avec le mythe du gentil colon mais aussi avec la publication du bouquin Le rêve de Champlain, de l’historien américain David Hackett Fischer. Livre que je n’ai pas lu, l’auteur qualifie toutefois la figure historique d’humaniste dans cette entrevue.

    Voir aussi l’historien Éric Thierry qui affirme ceci : « il a été fidèle durant toute sa vie! Fidèle au roi de France et fidèle à ses convictions religieuses. Celles-ci expliquent son humanisme ». ↩︎

  5. Huntington est notamment inquiété par l’immigration d’origine mexicaine (voir la carte en page 205 et la page 206) et il évoque une « invasion démographique musulmane » en traitant de l’Europe (page 204).

    Comme plusieurs autres à droite, il considère le multiculturalisme comme une source de division (sans toutefois offrir une définition pour le concept). Et à l’instar de Mathieu, la religion n’est jamais bien loin : « The erosion of Christianity among Westerners is likely to be at worst only a very long term threat to the health of Western civilization » (page 305).

    Ah et pour votre information, Henry Kissinger a bien apprécié le livre. Par ici pour une version PDF↩︎

  6. Propos tiré d’une chronique qu’il a donné pour CNews, le 17 janvier 2026 (vers le 9e minute). Dans le cadre des manifestations anti-ICE de l’été 2025 il parlait ainsi : « il n’est pas interdit de voir dans ce basculement démographique une reconquista hispanique ». Voici d’ailleurs comment il décrit la Californie : « En deux générations, elle s’est transformée en État tiers-mondisé, conjuguant socialisme et multiculturalisme »…

    À ma connaissance, l’homme n’a pas dit mot sur les nombreuses victimes d’ICE. ↩︎

  7. « Mathieu Bock-Côté se porte à la défense d’Elon Musk » titrait Qub Radio l’hiver 2025, car l’homme ne considère pas qu’il a fait deux saluts fascistes lors de l’inauguration du président-roi-pédophile (« c’est une hallucination » ah bon…)

    Dans ce texte daté de 2024, il affirme qu’Elon Musk tient à la liberté d’expression et il laisse entendre que la loi brésilienne ne devrait pas s’appliquer à Twitter. Dans cet autre texte de 2024, il se plaint qu’Elon serait devenu un bouc émissaire. ↩︎

  8. PSPP qui « saluait la cohérence » de Maxime Bernier alors qu’il est réputé pour ses propos racistes et qu’il nie ouvertement le génocide autochtone depuis un bail (depuis 2019 au moins, récidive en 2021, 2023, 2024 - cette liste n’est pas exhaustive). Maxime Bernier est un négationniste, comme l’ethnologue Isabelle Picard l’a bien démontré.

    Lire aussi cet article de Maxime Laprise, revenant sur une chronique de Christian Rioux, suite à la découverte des tombes anonymes de Kamloops. MBC était évidemment de la partie pour discréditer ce qu’il qualifie de « la version amérindienne de cette histoire », comme si nous manquions de documentation sur le système des pensionnats et ses conséquences. ↩︎

  9. Il est révélé l’été dernier que GardaWorld a décroché un contrat de 11 millions $ pour fournir du personnel au camp de concentration d’Aligator Alcatraz, dans le sud de la Floride.

    Plus récemment, Radio-Canada rapportait que la compagnie, qui a bénéficié d’investissement public, est largement impliquée dans les opérations de déportation.

    À lire aussi cet article du Rover qui souligne d’autres liens économiques, ICE ayant signé un contrat avec la firme montréalaise CGI. ↩︎